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Ainsi en a décidé le hasard. C'est par un combat entre homonymes que débutera, samedi, le match Italie-France, première affiche des demi-finales de Fed Cup qui opposeront, sur l'autre versant, les Etats-Unis à la Russie. Une bagarre entre « Tati » - Garbin côté transalpin, Golovin passé la frontière - jusqu'alors inédite qui sera suivie par un duel maintes fois éprouvés, Francesca Schiavone et Amélie Mauresmo, vieilles routières du circuit, étant chargées de prendre la relève.
Du tout cuit pour les Bleues ? Si, sur papier, l'équipe de France semble avoir l'avantage, le scénario idyllique échafaudé vite fait bien fait à la lecture du programme proposé pourrait vite connaître quelques ratés. C'est qu'elles sont en grande forme les Italiennes. Garbin, la trentaine joyeuse, vit en effet cette année l'une des plus belles saisons de sa carrière. Actuellement 26eme des tablettes mondiales, la native de Mestre souhaite surfer sur la vague et apporter, à son tour, sa contribution à une possible nouvelle épopée victorieuse de la Squadra.
Même cas de figure pour Francesca Schiavone. La Milanaise, 31eme du classement WTA, ne cache pas son impatience à l'idée de retrouver, sur ses terres, une équipe de France qu'elle a largement contribuée à battre l'an passé au premier tour de la compétition. Tombeuse, à l'époque, d'Amélie Mauresmo après une entame de match catastrophique, la résidente londonienne sait pouvoir réitérer l'exploit en s'appuyant sur une arme majeure, la hargne, ingrédient capable de retourner n'importe quelle situation mal embarquée.
Les Françaises n'ont plus qu'à bien se tenir. Et à serrer dents et coudes. Car, si la motivation ne semble pas poser pas de problème, c'est le physique qui pèche. Et pas qu'un peu. Tandis qu'Amélie Mauresmo se bat pour revenir au plus haut niveau après une opération de l'appendicite qui lui a plombé un bon quart de la saison, Tatiana Golovin court, elle aussi, après le temps. Très en forme en début d'année, la blondinette a été contrainte de lever le pied deux mois pour soigner une cheville droite blessée avant de tenter une incartade sur le circuit à l'occasion du rendez-vous de Wimbledon.
Ne reste plus qu'à compter sur la chance. Et une gestion parfaite de l'effort combiné au renfort de poids du duo Dechy-Bremond, probablement décisives en double face à la paire Santangelo-Vinci. « Tant que les finales ne sont pas gagnées, tout est jouable rappelait fort à propos Jean-Claude, ex artisan de la Coupe Davis et ancien entraîneur physique d'Amélie Mauresmo. Ça va se jouer à peu de choses. Normalement on doit gagner mais ça ne pas être facile. »
