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Embrassée, jetée, fracassée et parfois même offert au public comme le graal ultime. Chaque raquette à son histoire, souvent dans l'ombre des joueuses et à juste titre. Après tout l'habit ne fait pas le moine, et se servir de la raquette de Serena Williams ne fera jamais d'une joueuse la numéro 1 mondiale.
Difficile de dissocier la raquette du cordage, et en matière de cordage on trouve de tout à l'occasion de cet 18e Open GDF SUEZ.
L'état des lieux avec Franck Juchors cordeur officiel à Coubertin :
Pouvez vous nous présenter les différents types de cordage et celui qui remporte le plus de succès ?
On retrouve essentiellement du polyester (synthétique) pour environ 70% des joueuses. Le boyau reste d'actualité mais on parlera plus d'hybride, un mélange entre du boyau et du polyester, ça offre notamment un jeu plus confortable. Il n'est pas rare non plus d'avoir deux tensions différentes sur la même raquette !
Quelle est la moyenne de raquettes cordées pour une joueuse ?
Cela varie énormément, surtout si on parle d'une joueuse éliminée au premier tour ou d'une finaliste (rires). La moyenne est tout de même assez élevée, une dizaine par joueuse. Il m'arrive également de faire plus de quinze cordages pour une même joueuse en l'espace de trois quatre jours !
Une anecdote particulière ?
Il y a un mystère auquel je peine encore à trouver un début de solution. Il y a quelques années Mary Pierce me demandait de rajouter des petites pièces de cuir à l'extérieur du cadre de la raquette. Simple anti-vibrateur ou superstition ? Malheureusement je n'ai toujours pas la réponse à cette énigme !
